À la fin du XIXe siècle, alors que la photographie en est encore à ses premiers élans, Arthur Batut explore déjà ce que l’oeil humain ne peut voir.
Installé à La Bruguière dans le Tarn, cet autodidacte passionné d’histoire et de sciences a expérimenté divers procédés faisant de la photographie autant un outil de représentation du réel qu’un moyen de révéler l’invisible. Avec ses premières photographies réalisées par cerf-volant, il devient l’un des pionniers de la photographie aérienne, renouvelant autant l’observation scientifique que le regard photographique.
En développant le procédé du portrait-type, une superposition de plusieurs visages destinée à faire apparaître les traits communs d’un groupe humain ou en explorant, à la fin de sa vie, l’autochrome, premier procédé industriel de photographie en couleurs mis au point par les Frères Lumière, il annonce déjà, à bien des égards, certaines réflexions modernes sur l’image. Mais Arthur Batut représente aussi un remarquable témoin du quotidien de son époque photographiant son entourage avec simplicité, sensibilité et une profonde humanité.
Exposition organisée en partenariat avec le Centre Arthur Batut, membre du réseau Diagonal et dans le cadre du Bicentenaire de la photographie.
En écho
- Vernissage : jeudi 19 novembre à 18h30
- Parenthèse du Hall – Quand l’image apparaît : installation participative du 18 novembre au 23 janvier
- Visite commentée : samedi 21 novembre à 16h
- Projection de Journal de France, documentaire de Claudine Nougaret et Raymond Depardon : samedi 21 novembre à 17h